L'hélicoptère Sikorsky H 34 (dénomination de l'US Air Force) a été construit aux USA en 1954 par la "Sikorsky Aircraft Division" de la "United Aircraft Corporation" et a été produit sous licence française par la "Sud Aviation" sous l'appellation HSS-1.
Cet appareil est destiné aux missions de recherche et d’attaque anti sous-marine, au transport de fret et de personnel, y compris le transport sanitaire.

Cet hélicoptère monomoteur est muni d’un rotor à quatre pales, d’une hélice anti-couple également à quatre pales et d’un train d’atterrissage fixe.

Le fuselage semi-monocoque de construction entièrement métallique, comprend trois sections :

- La partie avant, composée principalement du compartiment moteur, du poste de 
  pilotage (habitacle), de la cabine et du compartiment de l'équipement électronique,
- La partie arrière ou cône de queue,
- Le pylône de l’hélice anti-couple.

Un treuil peut être monté au dessus de la porte latérale. La partie inférieure du fuselage comporte des points de fixation pour une élingue de fret.
Le pylône de queue et les pales du rotor principal sont repliables pour un gain de place.

Dans d’autres pays, le HSS-1 était utilisé comme hélicoptère de combat. L’appareil pouvait être équipé de torpilles Mk43 puis k44, de missiles AS11, de grenades Mk54 ou de bombettes.

Pour la guerre d'Algérie, les HSS français ont été transformés de façon à pouvoir emporter 2 canons MG151 de 20mm montés dans le cargo, au niveau de la porte droite et du sabord arrière.
Le S-58 C est la version civile du H-34.

Le B4 et le B8 dans les ateliers de maintenance de la base de Koksijde.

                    

Photos collection Dessouroux E.
 

Quelques données techniques
 

Longueur du fuselage: 14,25 m
Diamètre du rotor principal: 17,07 m
Diamètre du rotor arrière: 2,89 m
Longueur totale: 20,06 m
Hauteur: 4,86 m
Poids à vide: 3468 kg
Poids total: 6360 kg
Vitesse maximale: 198 km/h
Vitesse de croisière: 160 km/h
Vitesse ascensionnelle: 355 m/min
Hauteur maximale stationnaire: 1500 m
Plafond: 3200 m
Autonomie: 420 km
Equipage: 1 pilote, 1 mécanicien et 1
                sauveteur-plongeur en
                fonction des missions
Passagers: 12 assis ou 8 couchés
Moteur: 1 Wright R-1820-84 A cyclone
             radial à 9 cylindres de
             1525 CV
 
 

 

Mecanisme d'entraînement
 

Il s'agit du dispostif permettant de transmettre la rotation du moteur aux rotors.

Les photos ci-dessous ont été prises lors de l"Air Show" 2005 de Koksijde.

Elles montrent un modèle didactique du mécanisme d'entraînement réalisé dans les années 80 par les mécaniciens de la base.

 

Ci-contre, le shéma du système de transmission figurant dans le manuel technique des HSS 1.

 

Rescue

Comme chaque aéronef, le Sikorsky dispose d'une série de "sorties de secours". Elles sont conçues, non seulement pour permettre aux occupants d'évacuer l'appareil de l'intérieur, mais également pour permettre aux équipes de secours d'accéder rapidement aux éventuelles victimes qui se trouveraient coincées ou bloquées dans l'hélicoptère.

 

 

 

 

Le moteur
 
D'autres photos de ce moteur Wright R-1820-84 bientôt sur la page "Le HSS 1 en images".
 

 

Les équipements de levage
 

Le treuil
 

Le treuil à une capacité de 6OO lbs, soit 272 Kg et est muni d’un câble d’une longueur de 90 à 100 ft, soit environ 3O mètres.
Il est terminé par un crochet muni d’une poignée circulaire adaptée pour le sauvetage de personnes.
Le treuil peut être commandé depuis le tableau de bord par un interrupteur à 3 positions ou depuis la poignée du manche à pas cyclique (manche vertical) côté pilote.
En général, le treuil était manœuvré par le mécanicien de bord, depuis la cabine.
 

 

Le système de commande se trouve à gauche de la porte cargo. Un dispositif d'urgence permettait en cas de danger (câble accroché à un point fixe, défaillance technique de l'appareil,…) de sectionner le câble et donc de le désolidariser de l'hélicoptère.
D'autres photos du treuil sur la page "Le HSS 1 en images".

 

L'élingue de fret
 

L'élingue extérieure à quatre brins est fixée sur la partie basse du fuselage et permettait le transport de charges de 5OOO lbs, soit environ 2,47O T.
Elle est munie d'un crochet qui libère automatiquement la charge dès que celle-ci repose sur le sol.
Le largage pouvait également s’effectuer en manipulant l’interrupteur qui se trouve sur les manches de pas cyclique ou en appuyant sur une pédale situé sur le plancher, à droite du siège du pilote.
 

 

Au sol, une poignée permet d’ouvrir manuellement le crochet de l’élingue.
Pour faciliter les manœuvres, un phare et encastré sous le fuselage et permet d’éclairer la zone de travail.
Non utilisée, l’élingue est maintenue contre le fuselage au moyen d’une cordelette dont l’extrémité est fixée dans l’espace cargo. L’élingue fret peut donc être rendue opérationnelle manuellement depuis l’intérieur de la cabine.
D'autres photos de détails de cet équipement sur la page "Le HSS 1 en images".

Le transport sanitaire
 

En cas de transport sanitaire, un maximum de 8 brancards pouvaient être suspendus dans la cabine, au moyen d’un dispositif de sangles qui se fixaient au plafond et au plancher de la cabine.

 

Les accessoires du B7 et B8 - version force navale
 

La perche de dragage

Une installation de dragage pouvait être fixée sous le fuselage du HSS-1 "Force Navale". Une crosse de remorquage munie d'un crochet permet de saisir en vol un câble de remorque, de tirer un objet sur terre ou dans l'eau et de larguer la charge à un moment quelconque.

    
   

Photo collection Y. Duwelz

Le B8 photographié avec sa perche de dragage.
Une photo de cet appareil en intervention avec la perche de dragage est visible sur le site sarbelgium (voir page "liens").
 

Les rétroviseurs

 

Autre caractéristique des HSS 1 utilisés par la force navale, la présence de part et d’autre de l’appareil de rétroviseurs.

Ceux-ci étaient destinés, je suppose, à faciliter le travail du pilote lors des manœuvres de dragage de mines.

 

On remarquera également, sur le schéma de Mr Delvoye, la présence d’une pièce métallique qui surmonte la roue. Une protection pour éviter qu’un câble ne vienne se positionner entre la roue et la jambe du train d’atterrissage ?

 
 


 
Photo D.Brackx
 

 
Auteur inconnu
 

Je dois avouer que sans ce schéma, je n’aurais jamais remarqué ces rétroviseurs.

En effet, la majorité des photos du ZKH le montre dans sa version « The Last One ».

Les rétros avaient été démontés, je suppose, après sa carrière à la force navale.

 

L'équipement de flotaison d'urgence
 

Les principales missions de ces appareils se déroulant au dessus de la mer, il était logique que le constructeur ait prévu un dispositif permettant à l'hélicoptère de se maintenir à flots en cas d'amerrissage forcé.
Il est constitué de flotteurs ayant une forme sphérique une fois gonflés et qui se déploient au niveau des roues du train principal et d'un flotteur se déployant dans le cône de queue (entre le volume cargo et le rotor de queue). Chaque flotteur sera gonflé, en cas d'urgence, par de l'azote comprimée contenue dans des réservoirs.
Pour les flotteurs des roues, ces réservoirs avaient une forme sphérique et étaient fixés sur les jambes du train principal.
 
 


 
En rouge, le container du flotteurs et en vert la bonbonne d'azote fixée sur l'axe horizontal du train principal.
 


 
Photos collection D. Brackx

Le rangement de l'appareil...
 
Les pales du rotor principal sont repliables vers l'arrière et le pylône du rotor anti couple peut lui se replier vers l'avant, contre le fuselage.

Ces aménagements permettent un gain de place important lorsque les appareils sont remisés dans un hangar ou sur un pont d'envol pour les versions embarquées.

 

 
Photos collection D. Brackx
 

A gauche, le B8 (au tant de sa splendeur !) et le B4 dans un hangar de la base de Koksijde. Tous deux ont les pales repliées. A droite, une vue de la manœuvre qui permet de replier le pylône du rotor anti couple.

On remarque, sur le train avant, le dispositif de flottaison d'urgence (OT-ZKG force navale)

D'autres vues du B8 avec les pales repliées.

                                      

Photos collection Y. Duwelz